LE CODE DE L'AVE MARIA - AVM
(Eglise de La Croix-en-Brie - 77)
Dans les archives de l'Ordre du Temple au Portugal, on a trouvé trace de cet enseignement ésotérique templier, disparu en France, qui rappelons-le, rejettait la Croix du Christ, mais vouait un culte particulier à Marie. De fait à Myriam de Magdala (Marie-Madeleine), sûrement la compagne de Yeschouah, et peut-être même son co-instructeur spirituel. Mais le rôle de la Mère était aussi bien reconnu, et pour cause.
Dans la visite de l'Ange Gabriel lui annonçant sa conception, la Vierge Marie, sa Mère, reçut le Souffle fécondant de l'Esprit-Saint.
Lors de la Crucifixion de Jésus-Christ, à sa descente de la Croix, Marie reçut le corps de son Fils entre ses bras (la fameuse Piétà.)
(Photos Wikipédia)
A ce moment, elle lui insuffla à son tour ce Souffle qu'elle avait reçu à l'origine de l'Archange, afin qu'Il ressuscite.
Ainsi, quand on récite AVE MARIA (Salut Marie), on récite en même temps les trois syllabes A - V - M, correspondant au fameux AOM, la syllabe germe primordiale des Hindouistes, incluse dans leur fameux mantra, AOM Namah Shivaya.
Tous les chemins mènent à Dieu, et même...
« Moi, Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie (*); personne ne va vers le Père sans passer par moi. » (Jean 14, 6)
Sur le sujet, Jean PHAURE, ésotériste chrétien, nous en dit plus dans son ouvrage Le cycle de l'humanité adamique (Dervy, 1973) - pp328-329 :
"Dans l'ancien symbolisme chrétien, un des signes qui servait à représenter le Christ était équivalent de la jonction des lettres grecques alpha et oméga écrites en lettres capitales romaines :
En fait, ce signe symbolise non seulement le Commencement et la Fin du Temps et de l'Espace, mais aussi le "milieu" représenté par le plan de réflexion ou "surface des Eaux"; il est la contraction graphique des trois lettres romaines A V M qui constituent le monosyllabe sacré que l'on prononce OM et qui dans les traditions orientales comme dans la tradition ésotérique chrétienne est un des noms du Logos. Ce signe, par ses trois éléments, symbolise en même temps les trois mondes, celui de la manifestation corporelle, celui, intermédiaire, de la manifestation subtile ou psychique (l'Ame du Monde de Platon) et le monde enfin de l'Esprit divin, du Principe non manifesté. On y lit également A et M, les deux initiales d'Ave Maria."
© Eric LE NOUVEL
PS : Toute cette histoire n'est-elle pas un autre palimpseste à rapprocher de la relation Isis - Râ ?
"Vol du nom secret de Rê
Dieu solaire à tête de faucon.
Dans la pensée des Anciens Égyptiens, le nom d'un dieu ou d'un humain est intimement lié au Ka et participe activement à l'existence de son possesseur. Aussi, toute pratique magique repose sur l'utilisation bénéfique ou maléfique du nom de la personne visée. Dans les rituels d'envoûtement, la destruction symbolique du nom revient à détruire l'âme et la personnalité même de son possesseur, fût-il un dieu. Un mythe consigné sur un des Papyrus magiques de Turin, et traduit pour la première fois en 1883 par l'égyptologue français Eugène Lefébure, expose la plus audacieuse et impertinente ruse d'Isis. La victime est le dieu solaire Rê contraint par elle à lui révéler son nom secret, la possession de ce mystérieux théonyme permettant à la déesse de bénéficier de ses pouvoirs vivificateurs et créateurs. Par la suite, la déesse utilisera cette puissance magique pour redonner la vie à son époux Osiris et pour guérir son fils Horus des nombreuses blessures causées par son rival Seth[17].
L'action du mythe se déroule en un temps lointain où le dieu Rê vivait encore sur terre auprès des divinités et des humains, qui ne formaient alors qu'un seul et même peuple. À cette époque, le dieu solaire ne bénéficiait pas encore de ses séjours nocturnes et souterrains dans la Douât, gage de ses perpétuelles renaissances matinales. Son corps s'affaiblissait et le dieu sombrait dans la sénilité. Un jour, « la bouche du vieillard s'affaissa et laissa sa salive couler au sol ». Discrètement, Isis récupéra le filet de salive et avec un peu de terre en fit un serpent venimeux. Elle plaça le reptile près du palais royal et, lors d'une promenade, le dieu solaire fut sévèrement mordu par le serpent. Empoisonné, faible et fiévreux, Rê ne sut que faire. Il fit venir auprès de lui les autres divinités afin qu'elles lui viennent en aide. Isis se présenta devant sa victime avec un air innocent et inquiet : « Qu'y a-t-il, mon père divin ? Un serpent a-t-il apporté la faiblesse en toi ? Un de tes enfants a-t-il levé la tête contre toi ? Si c'est le cas alors je le détruirai au moyen de ma sorcellerie efficace, je ferai en sorte qu'il soit repoussé de la vue de tes rayons ! » Le pauvre Rê expliqua ses souffrances à la déesse, qui aussitôt lui répliqua en disant : « Dis-moi ton nom, mon père. Un homme vit lorsque l'on récite son nom ! » Le malade s'empressa de dire ses noms et principaux titres de gloire, mais ne se trouva pas rétabli. « Alors Isis dit à Rê : Ainsi ton nom n'était pas parmi ceux que tu m'as mentionnés. Tu devrais me le transmettre pour que le venin puisse s'en aller ! Un homme vit lorsque son nom est prononcé ! Le poison fut de plus en plus douloureux, il devint plus puissant que la flamme et que le feu et la majesté de Rê dit : Approche tes oreilles, ma fille Isis. Que mon nom passe de mon ventre à ton ventre... »
(...)
L'astucieuse Isis est l'une des divinités de l'Ennéade d'Héliopolis. Elle est la sœur et l'épouse du roi Osiris, un être généreux qui plaça son règne sous le signe de l'harmonie cosmique. Ce temps heureux prend subitement fin avec l'assassinat d'Osiris lors d'un complot organisé par son frère Seth, un dieu violent et jaloux. Isis retrouve le corps d'Osiris et le cache dans les marécages de Chemnis. Lors d'une partie de chasse, Seth trouve le cadavre et, fou de colère, le dépèce en quatorze morceaux. Durant une longue quête, Isis, secondée par Nephtys, Thot et Anubis, retrouve les membres disjoints et reconstitue le corps d'Osiris en le momifiant. Après avoir revivifié Osiris, Isis fait de lui le souverain éternel de la Douât, un monde paradisiaque peuplé d'esprits immortels. Pour assurer sa protection, elle le place sous la garde attentive du dieu canin Anubis, son fils adoptif.
(Wikipédia)
On retrouve là le même processus et mythe fondateurde mort-résurrection.
Sacrés Templiers d'Orient !




